Les 3 différentes techniques d'isolation à connaître impérativement

renovation thermique

3 min de lecture

Les travaux de rénovation énergétique à effectuer pour un logement :

Il est important d’organiser les travaux dans le bon ordre afin de réaliser une rénovation énergétique efficace. Etat des lieux, isolation, ventilation, chauffage… Nous vous proposons de classer par ordre de priorité les travaux à effectuer et de déterminer l’approche la plus efficace pour la rénovation.

Les maisons très énergivores seront un enjeu important dans les années à venir. Lois thermiques ou  modifications des normes, l’enjeu principal pour l’avenir du logement sera de développer mais surtout de modifier le parc immobilier existant de manière efficace.

L’amélioration de la performance énergétique d’une maison est une opération gagnant-gagnant du point de vue des particuliers. En effet, cela permet une amélioration du confort, diminution de la consommation d’énergie et augmentation de la valeur de la propriété. En rénovant votre maison pour atteindre un niveau de « basse consommation », vous pouvez diviser par 4 à 6  la demande d’énergie de votre logement pour le chauffage par exemple. Cependant, avant d’atteindre ces résultats, il est essentiel de se demander par où commencer et quels sont les travaux à effectuer en priorité pour obtenir le meilleur résultat possible.

Une bonne expertise énergétique

Avant toute chose, i faut d’abord garder à l’esprit que chaque projet de rénovation énergétique est distinct. « Les interventions efficaces ne seront pas forcément les mêmes, en fonction du type de bâtiment ( construction ancienne, bâtiment des années 60, etc..), de sa configuration (à un ou plusieurs étages, compact ou non, etc..) de sa structure (pierre, brique, bois, etc..) ou encore la zone climatique dans laquelle il se trouve », précise l’ADEME, experte en la matière (méditerranéenne, montagneuse, atlantique, etc.)

Par conséquent, la première ligne directrice d’une rénovation énergétique efficace est de réaliser une évaluation approfondie des atouts et des limites de la maison. L’ADEME rappelle que le diagnostic de performance énergétique, exigé lors de l’achat ou réalisé spontanément par les habitants, offre des informations précieuses mais il reste loin d’être suffisant si l’on souhaite un relooking énergétique complet. C’est pourquoi, avant de commencer tout travail de rénovation énergétique, vous devez avoir une compréhension complète du potentiel et de l’état énergétique de la maison.

Faites une demande aujourd’hui pour obtenir des informations sur les travaux de rénovation différents et les Aides de l’État pour trouver la meilleur solution pour votre habitation.

Les travaux d’isolation priment sur tous les autres types d’interventions pour une bonne amélioration énergétique. Selon l’ADEME, la perte d’énergie typique d’une maison construite avant 1975 et non isolée est de 20 à 25% par le toit et les murs et de 10 à 15% par les fenêtres. Selon, l’EPA, une isolation efficace peut réduire la consommation d’énergie d’une maison de 60% ou plus.

Une isolation (toit, murs, sol, fenêtres) bien conçue, efficace et étanche à l’air (avec des matériaux performants) est l’assurance d’une maison qui fait des économies de chauffage et reste fraîche en été.

Il est préférable de se référer à l’audit thermique que vous avez réalisé précédemment pour choisir la région à privilégier (toit, mur ou fenêtre). Ensuite, il faut toujours choisir une isolation performante et de qualité. Et, pour une isolation optimale, optez plutôt pour une isolation par l’extérieur.

Les toits et les combles insuffisamment isolés représentent 30% des pertes d’énergie d’une maison, selon l’Agence de la maîtrise d’énergie. En effet, les maisons mal isolées gaspillent beaucoup d’énergie : 25% de la chaleur s’échappe par des murs mal isolés, 10 à 15 % par les fenêtres et environ 10% par le sol. Vous pouvez recourir à de nombreuses mesures d’isolation pour réduire vos dépenses de chauffage, limiter vos émissions de CO2 et améliorer votre confort ainsi que la valeur de votre logement en cas de revente.

Dans la plupart des cas, le budget moyen pour ces travaux est de 4 715 € (TVA comprise), avec une fourchette allant de 3 772 € à 5 658 €. Le coût de l’isolation d’un bâtiment est fortement influencé par l’approche utilisée : isolation thermique par l’intérieur, isolation thermique par l’extérieur ou isolation thermique intégrée.

Aujourd'hui l'État finance vos travaux coûteux

Ces travaux de rénovation peuvent coûter très cher. Aujourd’hui vous pouvez bénéficiez des subventions gouvernementales pour améliorer votre classe énergétique et diminuer votre emprunt écologique grâce à MaPrimeRénov et Coup de Pouce CEE. 

MaPrimeRénov’ est une aide de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) destinée aux propriétaires qui rénovent leur logement, afin d’en améliorer les performances énergétiques.

Le Coup de Pouce BAR-TH-164 dispositif a pour objectif d’inciter financièrement les propriétaires de maisons individuelles en France métropolitaine à réaliser une rénovation globale performante de leur patrimoine immobilier, en particulier lorsqu’elle inclut le changement de leur chaudière alimentée par des énergies fossiles. 

Les différentes techniques d’isolation :

L’isolation thermique par l’intérieur :

Il s’agit d’une technique permettant d’augmenter l’efficacité énergétique des murs, des toits et des sols. L’isolation est réalisée en posant des panneaux isolants sur la surface à isoler. La laine minérale peut être utilisée comme isolant, ce qui constitue une option rentable et efficace. Des matériaux isolants produits à partir des laines végétales, comme la ouate de cellulose, sont également disponibles. Enfin, certains isolants minces sont constitués de feuilles en plastique aluminisé ou de plusieurs couches de papier d’aluminium.

L'isolation des combles perdus peut également être réalisée en insufflant une substance isolante. Il faut souligner que les ménages les plus modestes peuvent financer ce type d'isolation dans le cadre de l'initiative "isolation des combles pour un euro" du pacte de solidarité énergétique. Une isolation en laine soufflée est alors nécessaire.

L'isolation intérieure est toujours moins coûteuse et plus facile à installer que l'isolation extérieure. Cependant, tout au long d'un projet de rénovation, les pièces en cours de rénovation seront inaccessibles aux résidents. Les travaux nécessaires pour rediriger les conduites d'eau, de gaz ou d'électricité, ainsi que les travaux de finition tels que la peinture ou la pose de papier peint, doivent être prévus dans le budget. Enfin, l'isolation par l'intérieur prend plus de place dans la pièce, et l'épaisseur supplémentaire peut poser des problèmes lors de l'ouverture des fenêtres, par exemple.

L’isolation thermique par l’extérieur :

L'isolation thermique extérieure (ITE) est un type d'isolation qui peut être utilisé pour isoler les toits, les greniers et les murs. Il s'agit d'une option coûteuse qui nécessite une main-d'œuvre importante. Lors de la réfection de la toiture ou de la rénovation de la façade, l'isolation extérieure peut être utilisée. L'isolation thermique extérieure présente l'avantage d'enfermer le bâtiment. Par conséquent, les ponts thermiques sont évités.

La pose de l'isolant se fait par collage, par fixation mécanique à l'aide de profilés ou par collage. Cette dernière méthode permet de dissimuler les éventuelles imperfections du support. Sur le marché, il existe une grande variété de matériaux isolants pour l'extérieur de la maison. La laine de verre et la laine de roche sont les matériaux les moins coûteux. Les panneaux isolants sous vide (PIV) et le verre cellulaire, en revanche, sont les matériaux d'isolation extérieure les plus coûteux.

L’isolation thermique intégrée :

L'isolation des murs dans leur épaisseur est appelée isolation thermique intégrée. Elle ne peut être envisagée que lors d'une construction ou d'un projet de transformation important comme un agrandissement ou une surélévation. Une seule substance est utilisée à la fois pour l'isolation et la structure. On utilise des briques d'argile monolithiques, également appelées briques multi-cellules, ou des blocs et panneaux de béton cellulaire.

Cette méthode d'isolation permet de réduire le temps et donc les frais de main-d'œuvre. Cette méthode deux en un, entre autres avantages, réduit le danger de pont thermique et reste une alternative de construction durable. L'isolation incorporée durera aussi longtemps que les murs porteurs. Le coût de l'isolation des murs épais par mètre carré est fortement influencé par le coefficient de résistance thermique de l'isolant employé. Si vous souhaitez obtenir l'appellation BBC (Bâtiment Basse Consommation) pour votre maison, vous devez utiliser un matériau mural dont le coefficient est d'au moins 4 m2.K/W. Le coefficient revendiqué sur le produit est garanti s'il possède le label ACERMI, qui est délivré par un organisme indépendant.

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